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 13 - La Nouvelle Symbiose 

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 13 - La Nouvelle Symbiose 
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Les vaisseaux vivants des Marionnettistes sont réellement fascinants. Que de potentiel, que d'idées ils recèlent ! Cette nouvelle en donne un aperçu...

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VI - Préparation

Vert - Vert - Arbre - Feuille - Vert - Graine - Feuille - Arbre - Feuille - Vert - Vert - Vert - Feuille - Humain - Arbre - Humain - Arbre - Humain - Feuille - Garçon - Humain - Arbre - Humain - Garçon - Arbre - Vert
— Vous répéterez cette séquence d'image trois fois par minute pendant une heure, toutes les deux heures. L'imprégnation doit être la meilleure possible tant que SP03 est un nouveau-né. Les connexions sémantiques entre les concepts d'arbre et d'Humains doivent être les plus nombreuses possibles. Nous ne pouvons risquer un rejet psychologique comme avec les deux premiers. Après cette série, vous passerez au concept spatial.



VII - Attente

Sylvain se tenait assis sur le lit, les jambes pendant dans le vide. Sur les cloisons métalliques de sa chambre, il regardait la tapisserie verte qui s'étendait. Il y avait beaucoup d'arbres, de plusieurs espèces, mais il ne connaissait pas leur nom. Il aimait les arbres. Ils étaient forts, ils se tenaient droits dans le vent, balançant leurs feuilles en rythme comme une vague verte qui bruissait pour lui. C'était un beau spectacle, qui l'apaisait et dont il ne se lassait pas. Avant, il y avait eu un autre enfant dans la chambre, un Humain comme lui, qui lui ressemblait. Mais lui détestait les arbres, il en avait attrapé la phobie, comme on lui avait expliqué. Il n'était pas resté longtemps...

Sylvain attendait que les docteurs en blouse blanche viennent le chercher. Aujourd'hui était un grand jour. Pour l'équipe scientifique autour de lui qui l'avait attendu avec impatience, mais aussi pour lui, lui avait dit Ondine. Ondine, c'était l'infirmière qui s'occupait le mieux de lui. C'était une jeune Marionnettiste, elle s’appelait en fait Ondine-3. Bien sûr, il n’y avait pas de « elle » ou « il » chez les Marionnettiste, mais avec ce nom et sa gentillesse, elle lui avait toujours paru féminine. Il avait eu un peu peur la première fois qu'il l'avait vue, mais depuis qu'il était à l'hôpital, elle avait toujours été là. C'est elle d'ailleurs qui lui avait donné son prénom, tandis que les médecins l'appelaient SP03. Elle s'était fait renvoyer de l'expérience à cause de ça, mais il avait tant pleuré qu'ils l'avaient fait revenir : ça risquait de le déstabiliser, avait dit l’autre Marionnettiste. A présent, d'autres l'appelaient Sylvain mais le chef des médecins refusait toujours que l'on prononce ce prénom en sa présence. Ca voulait dire "forêt" dans le langage humain, d'après Ondine. Ça lui plaisait. Quand il sortirait de l'hôpital, il irait habiter dans une forêt.

La porte s'ouvrit et Ondine apparut, juchée sur son porteur favori, un petit animal trapu de la taille d’un mouton, qui d’après elle venait de Svenia. La faune de Svenia avait toujours fait de très bons porteurs. Devant elle, le plateau du matin avançait seul. Son petit déjeuner y était disposé : des pâtes contenant des acides aminés, des lipides, un cocktail de sucres simples et complexes et des sels minéraux en solution, disposées dans des bols à coté des instruments de monitoring. C'était eux qui permettaient à Ondine de prendre la température de Sylvain, sa tension et d'autres paramètres qui intéressaient les médecins.

A la vue de l'infirmière, un grand sourire éclaira le visage de l'enfant et un sifflement triste s’échappa de son évent tandis que son porteur affichait ce qui ressemblait à un air peiné.
— Bonjour Sylvain, souffla-elle doucement. Comment te sens-tu aujourd'hui ?
— Je vais bien Ondine. Mais toi, ta voix est bizarre, tu as pleuré ?
— Ce n'est rien, ne t'inquiète pas, répondit-elle en passant le brassard noir du monitoring autour du bras de l'enfant. C'est un jour qui devait arriver et auquel je refusais de me préparer.
Ondine se retourna et jeta un coup d'œil rapide vers la porte. Puis, elle glissa un tentacule sous le plateau et en sortit un objet emballé dans du plastique.
— Tiens, c'est pour toi. Ce n'est pas comme cela qu'un petit enfant devrait se voir fêter son septième anniversaire mais on ne peut rien apporter de l'extérieur. De toute façon, ce n'est pas comme cela qu'un garçon devrait vivre...
Sylvain prit le carré et l'ouvrit. Un solide brun reposait sur l'emballage.
— C'est du chocolat. Ca se mange. Il paraît que les Humains raffolent de ça sur vos planètes.
— J'ai le droit de le manger ? demanda l'enfant, surpris. Ca sent bon !

Alors que Sylvain portait le carré à sa bouche, la porte s'ouvrit avec fracas. Dans l'embrasure, l'ombre du docteur Solan se découpait. L’Humain massif s'avança dans la chambre, son visage cramoisi de colère.
— Ne mange pas ça, SP03 !

Sylvain reposa immédiatement le chocolat sur son lit et tira la couverture à lui pour se protéger de la colère du médecin.
— A quoi pensiez-vous, Ondine ? Vous savez parfaitement qu'il doit être à jeun aujourd'hui ! Vous vouliez le tuer, vous, un Marionnettiste ?
— Docteur Solan, calmez-vous. Il n'est jamais bon pour ceux de votre espèce de se mettre dans un état pareil.

Cette voix cliquetante qui résonnait dans la pièce était celle du professeur T'Scar, un K'Rinn haut placé dans la hiérarchie de l'expérience. Solan sembla se reprendre en sa présence mais une grosse veine saillait toujours le long de sa tempe.
— Ondine, nous vous remercions infiniment pour le travail accompli avec SP03, mais vous êtes allés trop loin. L'introduction de cette substance dans son organisme aurait pu ruiner la balance de nutriments et leur équilibre nécessaires à la plantation. Mais de cela vous êtes consciente, n'est-ce pas ?
— J'espérais que Sylvain mange avant que vous ne me voyez sur vos écrans...
— Sortez, reprit le K'Rinn. Vous serez renvoyées dans le Quadrant Rouge. Il se tourna vers l’enfant en pleurs. « SP03, aujourd'hui, tu vas accomplir ce pourquoi tu as été créé. »



I - Rumeur

— C'était un Purgatorien, d'après la légende. Il n'y avait qu'eux pour construire ça. Il pouvait aller n'importe où, rejoindre n'importe quel système sans aucune escale, complètement autonome. Le gars qui m'a raconté ça le tenait d'un Rithai qui avait erré en espace profond pendant des lunes. Il a dit que c'était comme un arbre qui volait entre les étoiles, comme un oiseau de bois, libre à jamais.



II - Première rencontre

Autour de l'Humain se trouvaient plusieurs dizaines de Marionnettistes, juchés sur des porteurs à la forme de méduses flottant dans les airs. Ils se déplaçaient sans précipitation, vaquant aux tâches qui étaient les leurs dans le spatioport. Tout en cette place respirait une forme d'harmonie que Roger Replay savait apprécier à sa juste valeur après le voyage qu'il venait de faire. Dans sa hâte de rejoindre ce monde, il avait voulu jouer au plus malin avec les sauts en attrapant un raccourci, un point de très faible masse situé au beau milieu d’une ceinture d'astéroïdes dense. Il avait perdu plusieurs semaines à faire réparer une avarie sur sa propulsion principale, endommagée par un essaim de micrométéorites qui avait totalement surchargé ses boucliers.

D'habitude, Roger n'aimait pas trop frayer avec les Marionnettistes. Vieille méfiance de Spatien envers une race trop animée par la préservation de la vie pour être efficace dans des situations critiques où la pitié n'avait pas sa place. Aujourd'hui, il allait faire avec. Son rendez-vous à l'Institut des Faiseurs de Voiles, le chantier spatial local, était peut-être le plus important de sa vie.

Soufflant, Roger poussa sur ses bras pour soulever le poids mort de ses jambes, se cala dans son siège et le pilota pour descendre la passerelle de son vaisseau. Il mit officiellement le pied, ou plutôt la roue, dans le Quadrant Rouge et se dirigea vers ce qui tenait lieu de douanes chez les Marionnettistes.

— Replay, Roger Replay, répéta l'Humain au Marionnettiste. Je suis venu voir Crescen 08, je l'ai prévenu de mon arrivée, je vous dis.
— Je sais bien, Monsieur, mais nous vous attendions plus tôt. Plusieurs semaines plus tôt. Le professeur Crescen n'est pas disponible pour le moment.
Roger serra un peu trop le comptoir devant lui et écrasa les fines dentelures de nacre qui l'ornait.
— C'est une question de vie ou de mort, comment je vais vous l'expliquer ? Vous n'avez même pas voulu l'appeler !
— Parce que je sais pertinemment qu'il est pris par un problème qui requiert toute son attention, répondit le Marionnettiste en conservant un calme sans faille.
— Et que de cette entrevue dépende ma vie ça ne vous fait rien ? insista Roger. Je ne savais pas votre espèce comme cela.

L'homme dévisagea la créature face à lui, tentant de voir si sa pique avait fait mouche. Les traits des Marionnettistes étaient durs à déchiffrer pour qui ne les côtoyait pas tous les jours mais malgré les différences évolutives, aussi bien morphologiques que culturelles ou psychologiques, les espèces sentientes partageaient peu ou prou le même panel de sentiments. Il ne restait qu'à espérer que cette créature soit ou susceptible ou naïve... Sous ses yeux, le Marionnettiste effleura une pierre translucide et entama une conversation dans la langue flutée de son espèce. Quelque secondes plus tard, il se tourna de nouveau vers lui.
— Le professeur Crescen m'a demandé de vous accompagner jusqu'à lui.

La créature grimpa sur le porteur qui l’attendait patiemment et descendit en flottant la rampe qui avait mené Roger jusqu'à elle. Après avoir traversé ou longé plusieurs bâtiments translucides dans lesquels travaillaient des scientifiques locaux, ou des parcs à la végétation contrôlée, les deux êtres arrivèrent sur un revêtement de tarmacier, identique à celui des spatioports. Plusieurs bâtiments métalliques, les premiers que l'homme rencontrait sur cette planète, étaient alignés.
— Le professeur Crescen vous attend dans le hangar 42, dit la Marionnettiste. Ceci est notre piste d'atterrissage et d'envol, et la zone où nous testons nos prototypes de moteurs à combustion.

Roger acquiesça en silence, sans relancer la discussion. Une seule préoccupation hantait son esprit : Crescen 08 et le vaisseau qu'il construisait.

La Marionnettiste et l'Humain arrivèrent enfin près du hangar 42. Impossible à Roger de savoir qui était le professeur. Même s'il avait déjà vu des représentations tridi de lui, parmi d'autres de sa race, il était indiscernable. Cinq Marionnettistes juchés sur des ballons-méduses se tenaient en demi-cercle autour d'un autre et lui parlaient tour à tour dans leur langue. Derrière le groupe, un enchevêtrement de branches noueuses se dressaient, formant vaguement un cône, couché et maintenu en place par des suspensions métalliques. Pendant plusieurs minutes, les Marionnettistes continuèrent leur discussion. Puis, l'un d'entre eux se détourna violemment. Sûrement l'entretien était-il clos.
— Professeur, intervint son guide en interpellant celui qui avait coupé court à la discussion. Je vous présente Roger Replay.
— Salutations, Monsieur Replay.
Roger inclina brièvement la tête.
— Je suis heureux de vous rencontrer après tout ce temps. Je suis conscient que mon retard a des proportions cosmiques.
— Le temps est une notion toute relative, mais, sachant pertinemment pourquoi vous venez, je crains que vous n'ayez fait un long chemin pour rien.
Le tic de surprise que manifesta Roger n'échappa pas à son interlocuteur.
— Le projet de copie des schémas neuronaux d'un individu dans un système cybernétique a été abandonné à cause des pertes qu'il a occasionnées. Nous ne vous avons pas attendus pour réaliser ces tests, et chacun d'entre eux s'est soldé par la mort d'un des nôtres.
— Résumez-moi le problème.
— Les problèmes, Monsieur Replay. Ils tiennent au besoin physiologique de notre espèce, et a fortiori de la vôtre, de passer par une phase de repos pendant laquelle la partie consciente de nos esprits doit être désactivée. Le problème de la copie est qu'un système cybernétique n'a pas besoin de repos. Il peut fonctionner au maximum de ses capacités tant qu'il a de l'énergie. Les volontaires ont tous plongés dans des phases psychotiques, schizophrène pour finir par se suicide.
— Et vous n'avez pas essayé de les forcer à prendre du repos ? dit Roger, hargneux.
— Vous nous insultez, Monsieur Replay. Nous l'avons bien sûr essayé, mais cette phase de veille instaurée a provoqué amnésie dans le meilleur des cas, mort cérébrale dans tous les autres. A partir de ce moment, le projet a été déclaré non viable par rapport à la philosophie des Faiseurs de Voile.
— Et mon argent ? J'ai investi une fortune là-dedans !
— Un prix à la hauteur de votre rêve d'immortalité, Monsieur Replay. Malheureusement pour vous, cet argent est perdu et ne pourra vous être remboursé, conformément au contrat passé entre vous et nous.

Sur cette dernière phrase, le Marionnettiste quitta le hangar, suivi de ses semblables. Roger restait seul, détruit par ces quelques mots échangés, toute sa combattivité qui avait fait de lui le Spatien riche qu'il était il y avait quelques semaines encore douchée par cette créature à l'allure de méduse radioactive. Il ne lui restait que le vaisseau avec lequel il était arrivé... S'énerver ? Pourquoi ? Frapper ? Il ne lui restait que quelques décennies à vivre, il ne voulait pas les finir dans un centre de détention du Quadrant Rouge. Comme l'avait souligné Crescen 08, plus que son argent, il avait perdu son espoir de jeunesse éternelle. Le Marionnettiste savait de quoi il en retournait depuis le début... S'était-il fait rouler en fait ?

Roger se retourna. Le Marionnettiste qui s'était vraisemblablement fait passer un savon était toujours là, caressant l’amas végétal informe d’un tentacule triste.
— Qu'est-ce c'est ? demanda Replay.
Il lui fallait parler, parler pour oublier, pour tromper sa déception, son désespoir. Le Marionnettiste se retourna brièvement, jaugea l'Humain avant de lui répondre :
— Ma vie, dit-il, laconique.
— On dirait un tas de bois.
— Maintenant, ça le restera. Il y a quelques jours, il aurait pu prendre son envol et se mettre en orbite.
— Vous vous fichez de moi ?
Le Marionnettiste se retourna pour de bon et se redressa, toisant son interlocuteur.
— Malgré toute la colère que j'éprouve envers Crescen, il faut reconnaître qu'il avait raison sur un point : vous êtes très insultant. Mes vaisseaux végétaux sont l'avenir de l'espace. Ils peuvent utiliser la photosynthèse pour naviguer sous n'importe quelle étoile, utilisant toutes les longueurs d'ondes possibles, ils peuvent réparer leur dommage en plein vol sans intervention extérieure. Leur propulsion est solaire et performante, leur armement puissant se passe de munitions. Ils peuvent s'adapter à n'importe quel usage sans être démantelé, juste en se reconstruisant, bien mieux que ne peuvent le faire des animaux. Leur durée de vie est illimitée !

Le Marionnettiste parlait avec passion devant l'Humain, ses tentacules s’agitant frénétiquement, sa voix mal contrôlé balayant au hasard les graves et les aigües, rendant ses paroles difficilement déchiffrables.
— Ils surpasseront les vaisseaux robotiques, et même les animaux.
— Mais... hésita Roger. Vous n'avez pas peur qu'ils se fassent brouter dans l'espace ?



III - Planification

Roger et Requien-10 passèrent la soirée ensemble, dans ce qui tenait lieu de bar huppé chez les Marionnettistes. L'Humain apprit comment son compagnon, brillant généticien astronautique, avait vu son projet fétiche éliminé comme non viable éthiquement.
— Mais je ne comprends pas, demanda Roger. L'arbre dans le hangar, peut-il voler ?
— Il pourrait.
— Comment ça il pourrait ?
— Il n'en a pas la volonté. Pourquoi irait-il dans l'espace puisque tout ce dont il a besoin se trouve sur cette planète ?
— Vous êtes en train de me dire que vous êtes en fait psychologue pour buisson ?
— Arrêtez avec vos sarcasmes. J'ai utilisé un raccourci, mais vous avez compris. C'est pour ça que mon projet a été fermé, il faut que je mette un être conscient à la tête de mon arbre.
— En quoi sélectionner un pilote ne serait pas éthique ? Ca a l'air moins dangereux que ce qu'a fait Crescen.
— Quand je dis mettre "à la tête", je parle au sens propre. Je veux fusionner un sentient et un végétal-vaisseau, qu'il ne fasse qu'un. Crescen n'a fait que me voler mon idée et l'appliquer à son propre projet. Quand il a vu le résultat, il a préféré ne pas continuer et me faire couper les vivres de peur que moi j'y arrive et ne le surclasse.
Prenant une gorgée de la boisson qu'on lui avait servie, Roger réfléchit quelques secondes.
— Vous aussi, vous voulez transférer un esprit dans un vaisseau ? lâcha Roger, attentif tout à coup. Vous avez dit que la durée de vie d'un vaisseau tel que vous projetez d'en concevoir est illimitée. Maintenant, admettons que vous parveniez à fusionner un sentient et un arbre. Le sentient en question, quel serait sa durée de vie ?
— Egale à celle de l'arbre bien sûr. Les deux seront indissociables.
— Et de quoi vous avez besoin pour reprendre vos travaux ?
— D'un laboratoire. Et de fonds. Beaucoup de fonds.



IV - Terreau

— Vois-tu Cl'iqu'ti, mon vieil ami, c'est une occasion miraculeuse, inespérée.
— Tu la présentes ainsi, mais je ne comprends toujours pas où est ton intérêt, Replay.
— J'efface mon ardoise vis à vis de toi, tout simplement.
— Ton affaire est fumeuse. Si ce que tu me disais était possible, ce n'est pas moi que tu viendrais voir.

Chez le prêteur sur gages, Roger posa ses mains vers la table, paumes vers le plafond. Son attitude imitait l'incompréhension.
— Nous sommes des Spatiens tous les deux. On se serre les coudes. Je te dois beaucoup, et je ne parle pas forcément d'argent. Je viens te proposer d'être le mécène par qui les Ha'tinkar vont être ressuscités et toi, tu penses que je veux t'avoir ?
— Ecoute Roger. Comme tu dis, nous sommes des Spatiens tous les deux. Tu sais aussi bien que moi qu'il me faut des preuves tangibles, autre chose que ces vidéos de Ha'tinkar en stase, peut-être infectés après tout, peut-être truqués.
— Très bien, viens avec moi et tu les verras par toi-même.
— Tu sais pertinemment que je ne quitte jamais cette planète. Je ne m'éloigne jamais de mon magasin et de mes entrepôts.

Roger connaissait en effet la phobie de son interlocuteur et avait misé dessus. Il tourna les roues de sa chaise et rajusta ses vêtements.
— C'est insoluble alors... Très bien, Cl'iqu'ti, devant tant de mauvaise volonté, je vais aller voir quelqu'un d'autre, tant pis pour toi.

Derrière Roger, Requien hésita. Conformément aux instructions de l'Humain, il était resté silencieux tout du long, sauf si on l'interrogeait directement sur un point scientifique. Un clin d'œil de Roger le rasséréna. Les deux acolytes prirent la direction de la sortie du magasin, longeant les étals et les rayonnages emplis de bric à brac plus ou moins légal abandonné là par des Spatiens sans le sou. Ils passèrent à travers le détecteur anti-vol et sortirent. L'air de la planète est plus riche en oxygène que la moyenne, était-cela qui me donne tant d'assurance, pensa Roger en inspirant. Ou bien le fait que Crescen m'ait fait le même coup ?

Se sachant observés, Roger et Requien s'engagèrent dans la voie qui les mènerait jusqu'au spatioport sans parler.
— Replay ! cria du pas de sa porte le vieux K’Rinn au nom presque humain. Emmène Ka'hlak, ma fille, avec toi. Elle sera mes yeux et si elle me confirme tes dires, alors tu auras l'argent que tu demandes.
— Vous voyez, murmura Roger. Il suffit de faire convoiter à un homme ce qu'il désire le plus et lui reprendre pour qu'il soit à vos pieds. Cl'iqu'ti veut plus que ce que son argent peut lui apporter, la reconnaissance de toute son espèce pour avoir lavé les siens de la honte de la mort des Ha'tinkar.
— Il est comme vous, répondit Requien. Vous aussi vous courez après une chimère. Crescen 08 vous a eu de la même façon à l'Institut.
— Je le sais. Sauf que ma chimère, je la tiens déjà en laisse.



V - Manipulation

— Oui mon père, c'est absolument incroyable ! Ils sont des milliers, en stase sur cet astéroïde ! Les Purgatoriens voulaient sans doute les exporter ! Le Marionnettiste m'a expliqué qu'il fallait juste leur créer une immunité transmissible génétiquement pour les protéger de la Maladie.
(...)
Oui... Oui tout à fait, c'est à cause de cela la combinaison, pour éviter que je contamine ce lieu.
(...)
Non, je ne peux, veuillez m'en excuser. Votre ami Replay veut éviter les fuites, même oralement je ne peux vous communiquer les coordonnées.
(...)
Bien mon père, je lui dirai.

La femelle K'Rinn sortit du système de transmission. Roger l'attendait, avec à la main un masque à gaz adapté à sa morphologie.
— C'est bon ? demanda-t-il. Vous êtes prête à retourner dormir ?

La K'Rinn hocha la tête et enleva sa combinaison. Dans son dos, Requien souffla bruyamment.
— Attention, tenez-vous prêt à la tenir, je vais arrêter de la contrôler dans 3... 2... 1... maintenant.



VIII - Plantation

Sylvain hocha la tête, apeuré.
— Docteur Solan, escortez-le personnellement je vous prie.

Les deux Humains sortirent de la chambre, le petit pleurant. Il ne savait pas ce qui allait se passer pour Ondine et la perspective qu'elle puisse être blessée le terrifiait. Avec une étrange douceur, le médecin derrière lui posa une main sur son épaule.
— N'aie pas peur, Sylvain, dit-il. Je m'excuse de m'être emporté mais si tu avais mangé ce chocolat, tu aurais pu mourir. Nous sommes à l'aube d'un évènement majeur et tu es notre pierre philosophale, celui par qui tout va arriver, celui qui va transformer nos recherches en une entité tangible. Viens maintenant.

Solan passa devant Sylvain et l'enfant glissa sa main dans celle que l'homme lui tendait. Ils marchèrent plusieurs minutes en silence dans ce couloir en courbe, dépassant les portes que Sylvain connaissait pour aller plus loin. Bientôt, il n'y eut plus qu'une gigantesque salle, dans laquelle régnait une atmosphère chaude et sèche. Des dizaines d'arbres poussaient ici, dans cette prison de métal.

Indifférent aux dizaines de créatures autour de lui, Humains, Marionnettistes, K'Rinn, Rithai, qui s'arrêtèrent en le voyant marcher vers les troncs, Sylvain se dirigea vers l'un des arbres, écarta les branches tombantes sur son passage et posa ses paumes sur l'écorce.

— C'est donc lui, SP03 ? entendait-on murmurer parmi les docteurs et les scientifiques.
— Je ne l'avais jamais vu en vrai.
— Moi si, lorsqu'il se rendait à la salle de gym, mais il était plus jeune. Il est exactement comme ses prédécesseurs.
— Silence, dit un Marionnettiste dans la foule.

L'être n'avait pas élevé la voix, pas plus que son ton était menaçant. Seulement, quand le professeur Requien parlait, on obéissait. Le respect qu’il inspirait en tant que scientifique était mélangé d’une terreur diffuse, un mal-être qui envahissait ceux qui l’approchaient. Certains murmuraient même qu’il n’avait pas hésité à utiliser l’invasion de conscience pour assouvir son ambition. Le Marionnettiste fendit la foule et se rendit auprès de l'enfant. Il attendit auprès de lui, guettant la moindre émotion sur le visage de Sylvain. Etait-ce à cela que ressemblait le bonheur chez les Humains ? S'il lui suffisait de toucher un arbre pour le rendre aussi heureux ce petit, alors l'imprégnation était parfaite. En contemplant l'Humain, Requien repensa aux années qu'il avait fallu pour qu'aujourd'hui puisse être tentée l'expérience SP03. Si l'idée de fusionner un sentient avec un de ses futurs vaisseaux végétaux le taraudait déjà quand il était chez les Faiseurs de Voile, il avait fallu plusieurs années de mise au point pour rendre ce prodige possible : il avait fallu empêcher le rejet mutuel des cellules de l'un ou de l'autre dans un premier temps, puis s'assurer que le vaisseau poussait normalement, sans être perturbé par son hôte. L'étape la plus délicate avait constitué en la survie du sentient dans le végétal une fois que celui-ci avait atteint une masse et une taille critiques, puis d'être certain qu'il garderait sa conscience. La série de cobayes précédant les SP avait réglé ce point. Les SP01 et 02 avaient permis de fusionner définitivement les fonctions sensorielles des deux êtres et de parler véritablement de symbiose.
— Lui, c'est un saule pleureur, dit Requien.
— Je comprends pourquoi il porte ce nom, répondit Sylvain. Il est triste. Il dit qu'il veut quitter cet endroit.

Requien masqua son étonnement face à ces mots et reprit la parole :
— C'est le grand-père de ton frère.
— De mon frère ? J'en ai un ?
— Bien sûr. Il s'agit d'un arbre, souhaiterais-tu le voir ?

Sylvain acquiesça avec vigueur.
— Suis-moi alors.

Habitué à Ondine, l'enfant n'hésite pas à saisir l'appendice du Marionnettiste. Ils fendirent tous deux le groupe des scientifiques et des curieux assemblés autour de la forêt test.



IX - Risque

— La génétique n'est pas un obstacle, la physiologie encore moins. Je suis persuadé que parmi les Spatiens, certains se sont déjà essayés – artisanalement, s’entend - au croisement d'espèces sentientes. De notre côté, nous allons nous servir d'un saule pleureur comme base. Parmi les végétaux et assimilés que j'ai étudié, il présente le plus d'avantage pour notre projet : de par sa morphologie, ses branches souples s'étendront naturellement autour du vaisseau, au rythme des vibrations de la structure externe, assurant un captage des photos optimal. De plus, une fois en mouvement, au contraire des espèces à branches rigides, il gardera un profil dynamique. Toutefois, il faut assurer au tronc une croissance suffisante pour que son cœur soit isolé du froid spatial par un volume suffisant, et une conductivité thermique réduite, que l'on trouve chez les Cenfres, des Volerochers d’un système lointain dans les Etoiles Sshaads Confédérées. Le contrôle des gènes architectes sera dévolu au sentient. Autrement dit, c'est comme si vous, Replay, vous pouviez choisir de vous faire pousser un nouvel os où vous le désirez. Ce sera un mécanisme conscient, qui à terme frisera le réflexe. Enfin, le docteur Solan a eu l'idée d'adjoindre un troisième organisme à cet édifice, il s'agit de... lierre, c'est cela ?
— Tout à fait professeur, répondit l'Humain.
— Ce lierre croîtras où le sentient le décidera et son feuillage dense augmentera grandement la capacité de photosynthèse du vaisseau.
— Requien, vous savez parfaitement ce que je pense de votre blabla botanique. Ce qui m'intéresse, c'est la technologie de transfert de conscience. Cela fait partie de notre association, si vous ne voulez pas que le vieux Cl'iqu'ti ne soit mis au courant de nos travaux réels. Avez-vous avancé là-dessus ?
— Je vais laisser la parole au professeur T'Scar, il est le mieux placé pour vous répondre.

Le K'Rinn en question se leva.
— J'ai pris contact avec des élèves de feu Wuitengo, l'inventeur originel. Nous nous sommes acquis la participation d’un jeune particulièrement doué, même s’il a fallu l’exfiltrer de la Ligue Centrale, ce qui n’a pas été donné. Le défi représenté par le transfert de votre conscience dans SP03, même s'il s'agit de votre clone, est augmenté par la présence des trois organismes végétaux et par l'interaction qu'ils auront avec l'esprit sentient, à l’image la croissance du lierre qu'a exposé mon éminent collègue. Nos simulations montrent que le risque d'échec inhérent à la tentative est de 65,34853 %.
— Autrement dit, j'ai deux chances sur trois d'y rester. Même à 99,99 % de risques, je tenterai ce transfert messieurs : la probabilité que je meure étant de 1, j'y gagne tout de même.



X – Contrat

— Professeur Requien, excusez-moi, interpella Solan en sortant de la réunion avec les responsables du projet et Roger. Avec tout le respect que je vous dois, pourquoi autorisez-vous l'expérience de transfert de conscience entre SP03 et Replay ? Nous risquons de perdre le vaisseau.
— Je suis tenu par contrat de réaliser ce transfert. Roger a été prudent sur notre association, et même si je m'évertuais à dénoncer cette clause, nous nous exposerions à une attaque de grande envergure par une organisation K'Rinn que nous exploitons depuis des années, manigancée par Roger en personne. Quoi qu'il se passe avec SP03, n'oubliez pas que les sujets 04 à 07 sont déjà en période d'imprégnation. Puis, après tout, deux chances sur trois d'échec du transfert, les probabilités sont avec nous.



XI - Eclosion

Requien et Sylvain traversèrent de nouvelles salles. Sur le passage des deux êtres, les scientifiques et les techniciens s'affairant derrière leurs appareils de mesures, leur module de manipulation génomique, leurs plants végétaux s'arrêtaient et dévisageaient l'enfant. Pour eux, presque autant que pour le Marionnettiste, il représentait le succès potentiel d'un travail entamé depuis des mois. SP03 devait accepter la graine de son futur symbiote, croître et s'envoler.

De son côté, l'enfant ne prêtait que peu d'attention à ce qui l'entourait depuis que Requien lui avait proposé de voir son frère. Il était tout entier focalisé sur un point précis du centre. Même s'il ne le voyait pas à cause des murs, des meubles, des colonnes de stockage qui l'en séparait encore, il le sentait. Oui, maintenant qu'il était au courant de son existence, il le sentait. Tout comme il avait compris le saule pleureur, il entendait son frère.

Sylvain marcha devant Requien et traversa deux nouvelles pièces avant d'arriver devant un portoir transparent. Dessus, une minuscule graine y était posé, un ovoïde brun, à l'aspect fripé et fragile.
— Il a besoin de toi, dit Requien.
— J'entends qu'il veut grandir.
— Exactement. Et il ne peut le faire qu'avec toi.
— C'est à dire ? demanda l'enfant sans quitter la graine des yeux.
— Eh bien, il a besoin de ton corps, vous n'allez faire qu'un si tu es d'accord. Vous serez un être unique, un arbre beau et fort. Cela te plairait-il ?

Sylvain repensa à son rêve d'habiter dans une forêt. Ce que lui proposait le Marionnettiste allait plus loin encore. Il ne se contenterait pas de vivre avec les arbres, il serait l'un d'entre eux !
— Je le veux !



XII – Croissance

A peine quelques minutes après la plantation de la graine au niveau de la première vertèbre cervicale, celle-ci germa. Les minuscules radicules s'étendirent sous la peau, se connectant aux vaisseaux sanguins pour s'abreuver à ce milieu riche en eau. Les nutriments avec lequel Sylvain avait été lui-même nourri furent la corne d'abondance dont le végétal avait besoin. Bientôt, les premiers amas chlorophylliens ne tardèrent pas à apparaître par grappes.

Grâce aux cobayes précédents, les besoins de Sylvain étaient connus et il avait à sa disposition glucides et eau. Alors que les précédents sentients à s'être soumis à la symbiose avaient ressenti de si intenses douleurs qu'ils avaient plusieurs fois sombré dans l'inconscience, l'Humain ne ressentait aucune gêne. Les deux êtres s'accordaient parfaitement.

A partir de ce stade de l'expérience, Replay se mit à rendre visite à son clone. Mais il ne voyait pas en lui l'enfant qu'il avait été autrefois, pas même l'Humain qu'il était à proprement parler. Juste le futur corps qui allait lui permettre d'arpenter les galaxies ad vitam aeternam. Son sésame pour l'éternité. De son côté, Sylvain n'appréciait pas ce vieillard décrépi qui l'observait inlassablement, avec un regard comme empli de convoitise. Il le fuyait autant que faire se peut.

Au fur et à mesure que les jours passèrent, des feuilles apparurent sous l'épiderme de l'enfant puis le percèrent pour s'étaler au grand jour. Des branches poussèrent doucement. Sylvain passait de plus en plus de temps dans la forêt test avec ses "semblables", à s'abreuver de lumière. Il y était heureux, mais une envie sur laquelle il n'arrivait pas à mettre de mots le taraudait. Il se surprenait à regarder par les hublots du centre la surface de l'astéroïde, à la considérer comme un terreau où il pourrait s'épanouir, ou à contempler l'immensité spatiale, comme un ciel gigantesque dans lequel secouer ses feuilles. Sans le savoir, la seconde imprégnation dont il avait été l'objet prenait la parole : la nostalgie de l'espace le prenait sans qu'il n'ait jamais goûté auparavant à l'ivresse d'un vol. Cette imprégnation se mêla aux talents de génétique aéronautique dont avait fait usage Requien et le corps de Sylvain évolua. Les branches se tressèrent, le tronc s'épaissit, le lierre poussa.

— Que se passe-t-il avec mon corps ? tempêta Roger un matin en débarquant dans le bureau de Requien. Il ne bouge plus, il a ses branches totalement dressés comme une coupole, qu'est-ce qui se passe ?
— Vous savez bien que nous ne sommes jamais allés aussi loin dans l'expérience. Je pense toutefois qu'il est en train d'accumuler de l'énergie potentielle via ses chloroplastes pour enclencher sa propulsion.
— Vous voulez dire qu'il va décoller ? En plein milieu de la forêt test ?
— Ce n'est pas impossible, répondit le Marionnettiste, très calme face à la tempête humaine. Nous avons affaire à une nouvelle forme de vie, qui sait de dont elle est capable ou de quelle façon elle résonne.
— J'exige que le transfert de conscience se fasse immédiatement. Je ne veux pas que SP03 s'échappe ! Si on ne peut pas prévoir ses actes, je n'attendrai pas plus longtemps.

Le Marionnettiste regarda en silence Roger Replay. Loin de l'homme qu'il avait rencontré autrefois à l'Institut des Faiseurs de Voile, le Spatien s'était transformé en un homonculus qui attendait sa cure de jouvence. Même s'il n'y avait jamais eu d'amitié entre eux deux, il y avait toujours eu une forme de respect latente qui les avait fait collaborer tout ce temps. Et aujourd'hui, se disait Requien, le rêve dément de ce fou mettait en péril celui qu'il avait. Il n'avait pas exagéré en disant que Sylvain était une nouvelle forme de vie : son comportement n'était plus celui d'un Humain, c'était celui qui assurait le bien être des deux symbiotes.
— Je crains, cher Roger, dit Requien en s'approchant, que ce transfert ne soit plus à l'ordre du jour...

Le vieil Humain eût un geste de recul et un hurlement se forma dans sa gorge. Trop tard, déjà les tentacules s’infiltraient déjà dans son cou, l’anesthésiant en un instant. Avec des précautions infinies, le Marionnettiste abrégea la folie du vieil homme.



XII - Accomplissement

Sylvain ne savait plus très bien comment il était arrivé ici. Mais le fait était qu'il filait dans le vide, heureux de sentir le vent solaire dans ses feuilles, le froid piquant de l'espace contre son écorce. Avec ses yeux qui n'en étaient plus tout à fait, il regarda vers l'étoile la plus proche et les couleurs qui illuminaient le spectre de son visible, qui rebondissaient contre les éruptions d'hydrogène, contre les flux de carbone, qui teintaient la matière noire de mille nuances. Tout cela le ravit. Il fit jouer les verniers au bout de ses branches maîtresses, pivotant d’un bloc. Ses feuilles s’orientèrent vers l'astre et il se revigora dans sa chaleur. Sur son visage d'écorce et de chair, deux larmes coulèrent. Une d'eau et une de sève...



Mar 7 Sep 2010 19:47
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Inscription : Mar 27 Juil 2010 22:32
Message(s) : 419
Je suis scotchée à la fois par le style fluide, parfois poétique, et le nombre d'éléments de Hoshikaze incorporés !
J'ai lu la nouvelle d'une traite alors que j'étais censée me coucher (et que j'ai cours demain... aÏe)

pour moi un excellent texte à une ou deux tournures près

quelques coquilles demeurent dont une qui peut introduire une légère confusion :
au IX c'est "photons" (pour la photosynthèse) et pas "photos". Sauf si j'ai mal compris.

En tout cas chapeau. L'ordre des séquences est également bien géré, le VI au début surprend mais dès qu'on arrive
au I et que les numéros sont dans l'ordre on comprend pourquoi.


Mar 7 Sep 2010 23:45
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Inscription : Lun 26 Juil 2010 17:45
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Alors moi, le découpage m'a posé beaucoup de problèmes... parfois je ne savais même plus où j'étais. Je n'ai donc pas tout compris... :|

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Ven 10 Sep 2010 08:08
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Inscription : Lun 17 Mai 2004 11:13
Message(s) : 3131
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Bonjour Lauryn,


A quel moment ? Au début lorsque les titres ne sont pas dans leur ordre attendu, ou bien plus loin dans le récit ?

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Benoît 'Mutos' ROBIN

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Dim 12 Sep 2010 04:15
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Inscription : Lun 26 Juil 2010 17:45
Message(s) : 46
Localisation : Tourlaville
Surtout au début mais, en fait, à chaque changement de "section", j'éprouve une gêne car je trouve que la continuité n'est pas évidente. Du coup, le texte n'est pas fluide et l'histoire passe mal alors que le style est plutôt bon, c'est dommage. Peut-être que ma maigre connaissance du monde d'Hoshikaze est responsable d'une partie de cette gêne mais, il faut y penser, quelqu'un dans le même cas que moi sera certainement aussi perturbé.

Mis à part ça, je trouve qu'il y a un peu trop de dialogues. Je suppose que c'est voulu... mais j'ai l'habitude d'entendre "trop de dialogue tue le dialogue". ;)

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Jeu 23 Sep 2010 11:36
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