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 03 - En mémoire des larves innocentes 

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 03 - En mémoire des larves innocentes 
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Inscription : Lun 17 Mai 2004 11:13
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Localisation : Près de Paris
Bonjour à tous,


Voilà un texte qui parle des Ha'Tinkar.

EDIT 01/10/2010 : modifié après première relecture.

Citer :
Autour du mémorial de Rak'til, le musée prend maintenant forme sur le vaste plateau, au milieu des ruines de ce qui fut autrefois une cité florissante. Oh larves inachevées, nos malheureuses victimes, vos cocons alignés sur le sol nu, hideusement percés par les pics et les pointes de vos carapaces déformées ! Qu’avons-nous fait ? Je me souviens encore du peuple heureux qui se pressait ici au temps de ma jeunesse, des étals hauts en couleur et des cliquètements entêtants des marchands se battant pour attirer le chaland.

Je revois encore et toujours l’instant où tout a commencé. Nous étions en 807 et le siècle s’annonçait glorieux. L’exploration exhaustive de H’Rkann avait enfin été lancée et j’en faisais partie. J’étais alors officier de faction dans la salle de commande de l’expédition d’exploration de Kim’Talt. Un observateur est venu à moi, il parlait vite, ses deuxièmes mains tremblantes tant il était excité. « Venez vite ! Un village, et ce ne sont pas des K’Rinns ». Jamais je ne pourrais oublier cette phrase, dont nous ignorions encore qu’elle allait sceller le destin de toute une espèce.

J’ordonnai d’envoyer la vue sur l’écran principal. La sonde-robot se balançait dans les airs, survolant un village aux maisons de pierres jointes à la boue séchée. Des êtres certes k’rinnoïdes, mais indéniablement différents de nous, vaquaient en tous sens à leurs affaires. Dans la salle, il se fit soudain un silence fasciné et pendant un long moment, nous ne pûmes détacher notre attention de ce spectacle inattendu. Soudain, un mouvement dans un coin de l’écran attira mon attention. Des dizaines de personnes allaient et venaient, tout à leurs occupations. Il m’avait semblé que l’une d’elles venait de faire faire à son torse plusieurs tours sur lui-même. Pourtant, ses quatre pieds étaient restés bien campés dans la poussière, comme si elle avait pivoté sur ses hanches carrées. Simple illusion ? J’hésitai à le croire, parcourus la foule à la recherche d’un mouvement semblable, ne trouvai rien et bientôt, mille autres choses réclamèrent mon attention.

Les choses se déroulèrent vite et lentement à la fois. Prudents, ne voulant pas risquer trop tôt un premier contact, nous envoyâmes d’abord de nouveaux robots explorer des zones de plus en plus étendues. Ils nous en rapportèrent des images plus surprenantes les unes que les autres, qui firent le tour de H’Rkann en un rien de temps. La civilisation qui s’était développée dans ce coin perdu de Kim’Talt couvrait maintenant un cinquième du petit continent, confinée entre une chaîne de montagnes et un immense delta marécageux, qu’elle ne semblait pas parvenir à franchir durablement. Nous recensâmes plusieurs centaines de villages, quelques dizaines de petites bourgades et trois villes d’une vingtaine de milliers d’habitants. Mais pourquoi cette espèce, qui semblait s’être développée admirablement, n’était-elle jamais allée plus loin ? Ah, si nous nous étions posé cette question plus tôt ! Mais nous étions tous enivrés par l’enthousiasme de la découverte. De plus, les vidéos confirmèrent bientôt ma première impression : ces k’rinnoïdes inattendus disposaient aux hanches et au cou d’articulations extraordinaires, véritables pivots capables de décrire un tour complet sur eux-mêmes. Une chose jamais vue jusqu’à alors dans le règne biologique !

Peu à peu, toujours à distance, nous apprîmes à connaître ce peuple fascinant. Mais à mesure que leur langue nous devenait familière, nous comprenions que de vieilles légendes reprenaient vie. Nos sondes ne pouvaient pas toujours passer inaperçues. Les Ha’Tinkar qui les avaient vues semblaient s’en émouvoir, mais pas de la manière à laquelle nous nous attendions. Ils parlaient avec vénération des Til’kk’Rantk, les Dieux Volants qui allaient revenir, et de leurs émissaires qui surveillaient leurs serviteurs. Ce que nous soupçonnions depuis le début devint alors évident : ils avaient été, dans un lointain passé, en contact avec une autre espèce, largement plus avancée technologiquement que nous-mêmes l’étions alors. L’hypothèse folle qui tournait dans ma tête commença à prendre substance. Se pouvait-il que cette espèce ait été créée, ou du moins modifiée, par ceux qu’ils appelaient ainsi ?

Je pesai alors de toute mon influence pour hâter le premier contact direct. Rak’Til, la capitale, venait d’envoyer une expédition pour tenter une fois encore de traverser les marécages du Ktil’Mang. Elle comportait plus que sa part de scientifiques, des esprits forts qui sauraient nous reconnaître pour ce que nous étions : de lointains cousins un peu plus avancés qu’eux, non des dieux. Ce fût ainsi que je rencontrai L‘Ralk. Lorsque nous prîmes contact avec l’expédition, le célèbre médecin et explorateur marchait en tête, traversant lentement mais sûrement les fondrières, sa forte constitution le distinguant du reste du groupe. Les deux expéditions firent halte, gardant une distance prudente et nous engageâmes la conversation.

Quelques heures plus tard, les deux groupes avaient pris la mesure l’un de l’autre et s’étaient convaincu de leur innocuité respective. Peu à peu, nous montrâmes aux Ha’Tinkar ce que pouvait faire notre technologie. Comme nous l’avions prévu, ceux-ci gardèrent une attitude rationnelle, bien que fort enthousiaste. Mais nous n’aurions jamais pu imaginer ce qui arriva alors. Ils nous demandèrent tout à trac si nous avions pris contact avec une espèce non-K’Rinn, qu’ils purent décrire assez précisément : un corps fuselé léger et souple, deux paires d’ailes parfois opaques et parfois translucides, deux têtes identiques portant des palpeurs rétractiles. Non seulement nous avions découvert une seconde espèce intelligente sur H’Rkann, mais elle venait de confirmer l’existence d’une vie qui, selon toute apparence, ne pouvait être qu’extra-h’rkannienne. Qui plus était, leurs légendes confirmaient que les Dieux Volants avaient transformé les Ha’Tinkars. Les implications étaient infinies : voyage dans l’espace, développements de la génétique, probabilité de la vie, contact éventuel…

Ce fût le début d’une période d’euphorie pour les communautés scientifiques et culturelles Ha’Tinkar et K’Rinn, pour le peuple Ha’Tinkar, qui se prit d’enthousiasme pour ces cousins inattendus, mais également pour moi et L’Ralk avec qui je m’étais lié. Sa connaissance de la physiologie Ha’Tinkar alliée aux techniques médicales K’Rinns les plus récentes nous permis de faire reculer plusieurs maladies. Nous nous doutions que certaines d’entre elles étaient liées aux manipulations jadis effectuées par les Til’kk’Rantk, mais nous venions tout juste de découvrir l’existence du code génétique. Nous ne pouvions que répertorier les anomalies et tenter maladroitement de les déchiffrer. En même temps, des mouvements naquirent parmi les Défenseurs pour souligner le risque que représentaient ces Til’kk’Rantk si un jour ils décidaient de visiter à nouveau H’Rkann. Les premiers programmes de défense planétaires furent lancés, augurant à terme une expansion de notre espèce vers le reste du système Ek’in, mais monopolisant des ressources qui, plus tard, nous firent défaut.

Les vingt années qui suivirent furent sans doute les meilleures de ma vie et méritent sans conteste le qualificatif d’Âge d’Or que leur donnent maintenant les historiens. Nous volions de découverte en en découverte. Chercheurs, artistes et penseurs des deux espèces se rencontraient, discutaient et avançaient de concert. Les infrastructures Ha’Tinkar s’étendaient et se modernisaient à un rythme effréné. Il était évident pour tous que bientôt ils régneraient sur l’ensemble du continent et se mêleraient à nous sur toute la surface de H’Rkann. Nous étions bien décidés à les accompagner pour les hisser à nos cotés sur le trône.

Je me souviens lorsqu’arriva dans la capitale l’expédition issue de la lointaine Tan’Kaln’k. L’image de leur navette se posant majestueusement sur l’aéroport nouvellement construit dans les faubourgs de Rak’Til, escortée par quatre esquifs Ha’Tinkar, inconsciente de la dévastation qu’elle portait dans ses flancs, me hantera jusqu’à la fin de mes jours. Ironie du sort, l’expédition avait été demandée par les Ha’Tinkar eux-mêmes et financée par une fondation médicale. Elle devait porter jusqu’au fin fond des campagnes l’hygiène et la médecine modernes. Leurs équipes se répandirent dans les villages, amenant avec eux leurs présents et leurs remèdes. Hélas, sans s’en rendre compte, elles propageaient aussi silencieusement ce qui allait devenir la Maladie.

Dans l’euphorie, nous ne prîmes pas la mesure de la tragédie qui s’annonçait. Les premiers signes apparurent plusieurs mois plus tard, d’abord très discrètement. Quelques Ha’Tinkar pris par l’arthrose avant l’âge. Des carapaces prématurément et bizarrement déformées. Des rumeurs de malformations lors des métamorphoses. Au début, tous ces bruits, étouffés par la honte et les tabous, surtout alors que l’ère de la raison étendait son règne, se répandirent petit à petit, presque sous le manteau. Les premières nous parvinrent de villages reculés. Puis, quelques cas se déclarèrent dans les villes et jusqu’à la capitale.

Le premier cas que je vis personnellement, plus de trois ans après les premières rumeurs, était un Porteur qui semblait très vieux mais n’avait que 30 ans de vie derrière lui. Ce marchand très cultivé et autrefois robuste, je l’avais souvent côtoyé dans les marchés et les bibliothèques, avant qu’il ne parte pour cette fatale expédition d’une année et demie dans des terres encore très isolées. Sa carapace autrefois lisse et d’un éclatant bleu Hin'Tal'Ral était maintenant traversée de traînées blanches, bosselée, hérissée de pics et de véritables montagnes qui lui donnaient l’aspect d’un centenaire. Si vif auparavant, il se déplaçait de travers avec une infinie lenteur, ses deux articulations-pivot douloureusement bloquées dans des angles peu naturels. Les réseaux de filaments qui maintenaient le contact nerveux entre les deux parties de l’articulation étaient maintenant entourés de cartilages blanchâtres. L’Ralk l’examina minutieusement et fit nombre de biopsies et de prélèvements. Une décade plus tard, il devint évident que sa maladie venait d’un virus inconnu chez nous. Son déclin s’accéléra et nous ne pûmes le sauver. R’Lakkt Ikk Iln’Ran ne fût hélas que le premier d’une trop longue litanie de noms, tous ceux d’amis et d’inconnus que je vis s’éteindre dans la douleur !

Ce fut d’un dispensaire tenu par des Tan’Kaln’ktin que vint la découverte majeure en isolant le germe de ce qui était désormais connu comme la Maladie, avec une majuscule pour exprimer la terreur indicible. A leur grande surprise, ils l’identifièrent comme un virus endémique chez eux, mais qui n’avait jamais provoqué que de petites crises d’allergie et d’arthrose bénigne chez un nombre infime de personnes. Nul n’aurait pu prévoir que ce germe oublié, tellement anodin, puisse avoir un effet quelconque sur les Ha’Tinkar. Dès lors, les Tan’Kaln’ktin quittèrent précipitamment Kim’Talt. Partout sur H’Rkann, les recherches s’intensifièrent. Mais l’effet de ce virus sur l’organisme des Ha’Tinkar était si particulier et si dépendant des modifications subies dans leur lointain passé qu’il se passa plusieurs années avant que les chercheurs parviennent à en reconstituer les mécanismes. Pendant ce temps, nous regardions impuissants ce qui semblait au début n’être qu’une épidémie mineure se muer en pandémie, sans pouvoir faire autre chose que tenter de soulager les malheureux qui en étaient victimes.

Chaque jour, nous tentions d’atténuer des souffrances si terribles que nombre de victimes nous suppliaient de les achever. Chaque jour, L’Ralk, qui sentait déjà les premières attaques du mal, luttait pour suivre coûte que coûte les traitements expérimentaux qui, peut-être, espérait-il, retarderaient la progression de la Maladie. Mais, alors que nous nous débattions depuis déjà presque une année dans une ambiance de fin du monde, survint une tragédie plus horrible encore. Les rumeurs de malformations, de métamorphoses incomplètes, se concrétisèrent sous nos yeux alors que des larves innocentes étaient atteintes. Peu à peu, les générations suivantes, au sortir de leur avant-vie d’apprentissage et d’attente immobile, eurent vent de la terrible vérité. Espérant les conserver à l’état larvaire jusqu’à ce qu’un remède soit trouvé, nous les bourrions de retardants, certains encore expérimentaux. Mais nous ne pouvions souvent qu’observer l’inexorable survenue du sommeil sans rêves de la métamorphose. Les pauvres enfants savaient maintenant en pleine conscience qu’ils ne se réveilleraient sans doute pas et que, si même cela était, leur sort serait pire que la mort. Trop souvent, en effet, nous étions obligé de délivrer de la vie un jeune déjà perclus d’arthrose et souffrant le martyre, incapable même d’extirper son corps atrocement mutilé de son cocon distendu par sa carapace déjà blanchie, épaissie et couverte de pics comme celle d’un vieillard chenu.

Puis, d’abord dans les terres les plus reculées, les villages commencèrent à perdre espoir et à refuser tout contact avec nous. « Laissez-nous en finir honorablement » fût leur ultime cri, que nous ne pouvions que respecter, déposant à distance les quelques analgésique et retardants que nous nous obstinions à leur acheminer. Peu à peu, au fil des mois, les râles de souffrance et les supplications cédaient la place au lourd silence de la mort, à travers les champs dévastés que nul ne cultivait plus et les profondes sylves où régnaient de nouveau les grands prédateurs, se repaissant des cadavres et des mourants jusque dans les limites des villages à l’agonie.

Pourtant, nous ne pouvions abandonner le combat, fût-il perdu d’avance. Frénétiquement, nos équipes de généticiens tentaient de comprendre l’hérédité des Ha’Tinkar pour en tirer des indices et des remèdes. Mais nos connaissances étaient insuffisantes et les quelques traitements qu’ils purent mettre au point furent sans effets et parfois pires que le mal. Nous dûmes les expérimenter sur plusieurs malades qui nous suppliaient, prêts à tout. Nous fûmes même obligés d’en achever certains, dont les mutations provoquaient la nausée plus encore que la Maladie. Notre santé mentale vacillait et la folie nous guettait à chaque pas dans l’enfer qu’était devenu le riant continent qui, il y a quelques années seulement, abritait l’Âge d’Or de nos deux espèces.

Peu à peu, les Ha’Tinkar se faisaient plus rares et nous sentions le désespoir nous envahir. Je fus à deux doigts de me donner la mort le jour où L’Ralk succomba après trois décennies d’une lutte de tous les instants. Ironiquement, ce jour même, un nouveau traitement nous parvint, qui avait permis de gagner des rémissions spectaculaires dans plusieurs cas. Partagés entre l’horreur et l’espoir, nous continuâmes la lutte, en l’honneur de notre ami, pour essayer de conserver encore un sens à sa lutte et à sa mort sans reddition. Nous arrivâmes à faire produire le traitement et à convaincre la moitié des Ha’Tinkar restants de s’y soumettre. Mais une fois encore, l’espoir se déroba sous nos pas. Sur les cinq années suivantes, les malades que nous pensions sauvés succombaient les uns après les autres à des attaques foudroyantes d’arthrose.

C’est alors que K’Talm’Ra présenta à son tour les premiers symptômes. L’un des jeunes assistants de L’Ralk, il était une des dernières larves que nous connaissions à s’être métamorphosée normalement. Non encore contaminé, il prenait chaque jour des précautions infinies. Le jour où il apprit son état, conscient de ce qui l’attendait, il nous demanda de respecter sa décision, quelle qu’elle puisse être. Quant il ressortit de ses appartements, il nous fit jurer de l’assister coûte que coûte jusqu’au dernier Ha’Tinkar vivant et, si l’espèce disparaissait, de tout faire pour la ressusciter lorsque nous en aurions les connaissances. Durant les longues et pénibles années qui s’ensuivirent, nous tentâmes de conserver l’isolement des rescapés, tout en les regroupant entre eux afin qu’ils puissent donner naissance à une génération exempte de la Maladie. Mais le germe était passé sur d’autres espèces au métabolisme voisin. Sans les défauts injectés par les Til’kk’Rantk, maudits soient-ils, le virus était aussi inoffensif pour eux que pour les K’Rinns. Mais malgré toutes les précautions que nous prenions, ils entraient un jour ou l’autre en contact avec les populations préservées. Dès lors qu’un village était contaminé, ses habitants pouvaient encore vivre plusieurs années, mais à terme, ils étaient condamnés et devaient respecter une stricte quarantaine pour tenter de limiter la contamination.

Dix ans passérent encore dans un combat désespéré d’arrière-garde, une lutte frénétique de tous les instants pour retarder l’inexorable agonie de l’espèce. Chaque jour, les chiffres descendaient, chacun évocateur de vies gâchées et de terribles souffrances. Puis un matin, K’Talm’Ra, déjà prématurément blanchi, s’avança péniblement devant moi alors que je me dirigeais vers la salle de surveillance des sondes. Il m’annonça la terrible vérité : cette fois, il pensait bien être le dernier. Les sondes de surveillance n’avaient trouvé que des morts dans les villages apparemment préservé qu’elles avaient découvert ces deux dernières décades. Nous ne ménageâmes aucune peine pour prolonger sa vie et lui épargner la souffrance. Trois mois plus tard, il s’éteignit dans son sommeil, après nous avoir fait renouveler le serment solennel qui nous liait à la mémoire des Ha’Tinkar, espèce désormais éteinte.

Lorsqu’il fût décidé de construire le mémorial, l’opinion sur toute la planète manifesta son enthousiasme. Maintenant, je peux enfin méditer devant le mur où sont inscrits tous les noms que nous avons pu retrouver des Ha'Tinkar morts par la faute de notre inconscience et de notre optimisme démesuré. Aujourd’hui comme chaque jour, je leur renouvelle ma promesse. Certes, le projet de ressusciter l’espèce, qui en faisait partie, rencontre toujours une vive opposition. Certains voient cela comme un manque de respect, voire un sacrilège. D’autres prétendent que nous gaspillons de précieuses ressources pour un souvenir évanescent. Il en est d’autres même pour nous comparer aux Til’kk’Rantk et soutenir que nous ne ferions que provoquer une catastrophe pire encore. Mais je sais qu’un jour, lorsque la technologie le permettra, les cellules qui reposent au plus profond du bâtiment seront dégelées. Alors, leur ADN donnera enfin des descendants à L’Ralk, K’Talm’Ra et leurs frères.


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Benoît 'Mutos' ROBIN

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Mer 21 Juil 2010 04:10
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Inscription : Dim 2 Août 2009 11:28
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Un peu solennelle mais vraiment bon.
On comprend mieux le traumatisme K'Rinn à la perte des Ha'tinkar.

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"L'imagination est plus forte que la science"
Albert Einstein
"un dé pour les dominer tous
un dé pour les unir
un dé pour les rassembler tous
et sur les tables, les faire jouer!"


Mar 7 Sep 2010 14:01
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Inscription : Lun 17 Mai 2004 11:13
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Bonjour Boris,


Oui, c'est un des événements qui définissent la société K'Rinn moderne et son rapport aux autres espèces. Ainsi de leur intérêt pour les Purgatoriens, car ils les ont vu pour ainsi dire à l'œuvre à retardement.

Un autre évènement marquant qu'il faudra un jour raconter est la formation du Conseil K'Rinn, quelques décennies avant la découverte des Ha'Tinkar. Celui-ci a été mis en place à la suite d'une guerre où des non-Défenseurs se sont trouvé, suite à l'évolution des stratégies militaires, impliquées dans le conflit et victimes en grand nombre. L'objectif du Conseil était de prévenir tout autre affrontement de ce type à l'avenir.

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Benoît 'Mutos' ROBIN

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Dim 12 Sep 2010 04:04
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Inscription : Mar 27 Juil 2010 22:32
Message(s) : 419
j'ai trouvé ce texte très émouvant.


Dim 19 Sep 2010 13:38
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Inscription : Sam 2 Mai 2009 21:16
Message(s) : 527
Excellent texte, et tout à fait à sa place dans un recueil qui s'annonce très multi-espèces.

Une petite remarque que j'avais déjà faite dans l'Encyclopédie: le narrateur n'a pas de nom. Comme ce sera un texte de référence pour les futurs récits sur les Ha'Tinkar, il faudrait peut-être lui en donner un?


Dim 19 Sep 2010 14:24
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Inscription : Lun 17 Mai 2004 11:13
Message(s) : 3131
Localisation : Près de Paris
Bonjour à tous,


Voilà le texte après première relecture. Oui, en effet, Patrick, que penserais-tu d'une petite citation d'introduction avec le nom du narrateur, qui a bien évidemment publié ses mémoires ?

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Benoît 'Mutos' ROBIN

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Ven 1 Oct 2010 20:38
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Traduit en français par Maël Soucaze.